Silencieux depuis plusieurs mois, le parti Restaurer l’Espoir est revenu, cette semaine à la charge contre le régime du Président Patrice Talon. Le parti de l’opposant Candide Azannaï accuse le président Talon et son entourage d’avoir « instauré un coup d’Etat permanent » au Bénin. Dans une déclaration publiée au terme d’une session ordinaire tenue sous la présidence de Candide Azannaï , Restaurer l’Espoir n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger la gestion au sommet de l’État. Dans le communiqué officiel du parti, publié sur la page Facebook de l’ancien ministre de Patrice Talon, désormais en porte- à-faux avec le pouvoir peut-on lire « La séance réaffirme que le pouvoir dit de la rupture a instauré un coup d’Etat permanent auquel il conviendra de mettre fin sans délai par l’adoption d’un programme conséquent de libération du Peuple en vue de la reconquête de la dignité, des libertés, des droits fondamentaux et politiques » Pour le parti la situation politique du Bénin est critique et il « constate avec indignation que cette situation est caractérisée par les dégâts structurels et fonctionnels du coup d’Etat lâchement perpétré par le pouvoir despotique dit de la rupture depuis le coup de force de l’exclusion politique au moyen de la confiscation du pouvoir législatif, du tripatouillage de la Constitution, des tueries sauvages de victimes innocentes ici et là dans le pays jusque, sur le Campus de l’Université d’Abomey-Calavi ». Cette situation que le Parti Restaurer l’Espoir décrit ainsi, n’émoussera pas pour autant l’ardeur du parti qui promet de continuer à mener la résistance politique. La séance réaffirme la totale détermination du Parti RESTAURER L’ESPOIR (RE) à contribuer à l’intensification et à la généralisation de la résistance jusqu’à la Réhabilitation de la Mémoire des innocentes victimes , D’ailleurs le parti de l’ancien ministre délégué à la défense affirme que le « seul et urgent enjeu politique pour le Peuple béninois est la reconquête des libertés, du rétablissement de l’Etat de droit, de la restauration de la Démocratie et de la sauvegarde des Acquis de la Conférence Nationale de février 1990».

M.K