Auteur : Benin Insider

Pierre Nkurunziza: Le Burundi enterre son président

Les obsèques nationales du président Nkurunziza ont eu lieu ce vendredi matin à Karousi, dans le centre du Burundi. L’ex-chef de l’État est mort, le 8 juin dernier, à l’âge de 55 ans et possiblement du Covid-19. Sa dépouille a été ensuite convoyée sur 60 kilomètres jusqu’à Gitega où son successeur lui a rendu un vibrant hommage.

Le convoi mortuaire est arrivé sur le coup de midi au stade Ingoma de Gitega, où il a eu droits aux honneurs militaires. Son cercueil, monté sur une jeep militaire de commandement et entourés de plusieurs généraux qui marchaient au pas, a fait le tour d’un stade rempli d’invités tout de blanc vêtu. Une marche lente accompagnée de chansons religieuses, de pleurs et de cris de douleur, certaines personnes se sont même évanouies et ont été évacuées par des agents de la Croix-Rouge du Burundi.

Dans tout le stade, pas distanciation sociale et très peu de masques dans un pays où le Covid-19 circule. Des sources concordantes assurent d’ailleurs que l’ex-président Nkurunziza serait décédé des suites de cette maladie.

La perte de son « bien-aimé »

De nombreux hommages ont été rendu à l’ancien chef de l’État. Le premier à prendre la parole, a été le nouveau président burundais Évariste Ndayishimiye, frère d’armes de Nkurunziza durant les années de guerre civile. Des sanglots dans la voix, il a déclaré que le Burundi avait « perdu un père, un ami, un sauveur et un chef d’État sans avoir eu le temps de l’accompagner ». Il a multiplié les superlatifs, en expliquant que si Dieu « nous avait donné le choix, ce n’est pas vous qui serait parti ».

La veuve du défunt s’est dit affligé par la perte de son « bien-aimé », mais Denise Bucumi, pasteur dans une église évangélique, a aussi assuré que « Dieu m’a appris à dire merci en toute chose, je l’ai fait et cela m’a donné la force de tenir ».

CPI La procureure dénonce les vices de procédure dans l’acquittement de Laurent Gbagbo

Depuis ce lundi matin, Fatou Bensouda et son équipe exposent et défendent les raisons qui les poussent à faire appel de l’acquittement de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. L’accusation a trois jours pour convaincre.

Comme prévu, l’accusation réclame l’invalidation du procès et l’annulation des acquittements. Ce matin, ses conseils ont pris la parole pendant trente minutes pour défendre cette démarche. Le bureau du procureur dénonce des vices de procédure commis par la chambre de première instance. La substitute du procureur évoquait ce matin le fait que les magistrats avaient remis leurs motivations écrites six mois après avoir décidé d’acquitter l’ancien président et l’ancien ministre la Jeunesse de Côte d’Ivoire.

Pour rappel, le 15 janvier 2019, les juges de la chambre de première instance avaient prononcé l’acquittement de l’ancien chef de l’État ivoirien, à l’oral. Une décision présentée comme étant « prise à la majorité ». Et six mois plus tard, les juges avaient rendu leur mémoire écrit, détaillant les arguments qui avaient motivé l’acquittement. Cette décision d’acquittement « n’est pas un patchwork », souligne Me Gallmetzer Reinhold, elle aurait dû être prononcée au moment où le mémoire écrit était prêt.

Pour l’accusation, lorsqu’ils ont pris leur décision en janvier 2019, les juges ne pouvaient pas avoir eu le temps d’analyser les 4 600 pièces à conviction et les 96 témoignages présentés au cours des trois années dédiées à l’accusation. Elle estime donc que cela a eu un impact sur le résultat final, c’est-à-dire l’acquittement.

« Fondamentalement injustes »

Du côté des victimes, l’avocate a dénoncé des procédures « fondamentalement injustes ». Elle a aussi rappelé les divergences entre les trois juges, tout au long de l’affaire. Pour Me Paolina Massidda, le procès n’a pas permis de faire la lumière sur la crise de 2010-2011 : « Le droit à la vérité, à la justice et éventuellement à des réparations a été biaisé en raison de l’incapacité de la chambre de première instance à mener une procédure équitable. Nous avons identifié plusieurs erreurs dans la décision écrite des juges. Ils ne sont pas parvenus à faire la lumière sur la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. »

Pour la défense, ces arguments ne sont pas fondés. Pendant deux ans, la procureure a eu le temps, de présenter son cas, les droits de Laurent Gbagbo étaient au cœur des démarches des juges. « Quelle justice aurait été rendue si les juges avaient attendu six mois de plus pour rendre leur décision », s’interroge Me Jacobs.

La Cour pénale internationale a pris des mesures spécifiques en raison de la pandémie de coronavirus. C’est donc une audience particulière sur la forme qui se tient pour trois jours. C’est une audience semi-virtuelle. Les membres de la CPI sont en télétravail depuis plusieurs semaines : c’est une reprise progressive. Tout a été fait pour respecter les gestes barrières : trois juges sur cinq siègent dans la salle d’audience, certains acteurs du procès participent à l’audience depuis une autre pièce du tribunal. Même si les Pays-Bas ne sont plus confinés, que les frontières européennes sont quasiment ouvertes, la Cour reste prudente, elle est donc restée fermée à la presse et au public.

Et seuls quelques acteurs sont présents dans la salle d’audience, dont Charles Blé Goudé, costume bien arrangé et masque sur le nez, qui réside à La Haye et s’est rendu ce matin à la Cour en vélo. De son côté, Laurent Gbagbo suit l’audience par vidéo depuis sa résidence de Bruxelles, tout comme Me Emmanuel Altit, son avocat principal. Les audiences ont été étalées sur trois jours, avec plusieurs pauses afin de corriger des erreurs techniques. C’était notamment le cas ce matin, au niveau de la traduction qui ne parvenait pas à suivre le rythme.

ACTUALITÉS NATIONALES | 7 JOURS AU BENIN

Nous avions au cours de ces derniers jours, l’installation des nouveaux maires élus à la tête des différentes communes du Bénin.

Au cours de cette installation ou plutôt j’allais dire nomination des maires puis que la nouvelle loi donne obligation aux partis politiques de composer l’équipe dirigeant.

Cette modification de la loi vient régler plus ou moins la question de la transhumance politique. Ainsi donc à la municipalité de Cotonou, ville référence du bénin, c’est Mr Luc Sètondji ATROKPO qui a pris les commandes. De Bohicon à Cotonou, l’homme ne cesse d’impressionner et d’assoir son leadership sur la scène politique. Ailleurs, d’autres ont perdu la confiance de leur parti, c’est le cas de la commune d’Abomey calavi, où Mr Georges BADA n’est plus reconduit, pareil à Abomey, Ouidah. Notons que le maire sortant de la ville de Parakou n’a pas été élu. Porto-Novo a désormais une nouvelle équipe et la ville de Sèmè-kpodj. Place donc au travail et au développement des communes. Par cette élection chacun pourra tirer des leçons qui s’imposent afin d’avoir une lueur d’espoir pour les prochaines échéances électorales.

Le 7 Juin 2020, était la fête des mères. Une occasion pour nous tous de témoigner notre reconnaissance, notre amour à nos chères mamans. Rappelons également cette triste nouvelle, la mort du premier responsable du bureau exécutif de l’union nationale des magistrats du Benin   Mr Marc Robert DADAGLO. Décès survenu le vendredi 05 juin 2020.

Sur le plan sanitaire, le bénin a enregistré son quatrième décès lie au COVID-19 à la date du 06 juin 2020, ce qui fait un bilan de 288 cas confirmés, 98 personnes sous traitement, 186 personnes guéries. Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures sociales liées à la pandémie du coronavirus, le gouvernement du Bénin réuni en conseil des ministres le mercredi 10 juin 2020 vient d’entériner la mise en œuvre d’un programme de soutien de 74,12 milliards de FCFA, en faveur des entreprises formelles, des artisans et petits métiers de services de l’informel, et des personnes vulnérables que sont les pauvres et extrêmes pauvres.

Enfin, pour les accros de la bonne sonorité l’artiste béninois, digne fils de Porto-Novo MANZOR Ayinla Fagbemi est la nouvelle signature du label BLUE DIAMOND. Nous lui souhaitons tous le meilleur.

Geraud HOUNYEME

Lionel Zinsou « Suis-je assez noir ? »

L’ex-prémier ministre du bénin s’est à son tour exprimé, mercredi, sur le problème de la discrimination raciale, à la suite de la mort de George Floyd.

« Suis-je assez noir ? »

« George FLOYD, des millions d’hommes et de femmes, des millions de jeunes, ont formé, dans deux cent pays, le plus long cortège funèbre de l’Histoire. Vous étiez le fidèle d une église réformée de Houston, qui ne regarde pas la mort comme un moment de désespoir mais comme un rassemblement des solidarités et des espérances. Vous avez, en un jour, créé des millions de black, de nègres, de niggas de toutes les couleurs et qui crient dans toutes les langues leur rejet des lynchages et de l’injustice ordinaire.

Leur colère est celle des foules immenses et des générations nouvelles qui n accepteront plus la persistance séculaire de la discrimination des minorités, ni chez eux ni chez vous, cette oppression quotidienne, insidieuse, aléatoire et résistante aux Lois.

Mais leur colère est aussi un drame intime: celui de milliards d’Afro-descendants dans le monde. Quelle que soit leur condition, qu’ils soient d’une communauté minoritaire appauvrie, reléguée et suspecte; qu’ils soient une force majoritaire et libre; qu’ils soient unis ou travaillés de divisions; qu’ils forment nations ou tribus hostiles. Chacun se demande dans ce qu’il a de plus intime : « suis-je assez Noir ? ». C’est à dire assez solidaire, assez vigilant, assez conscient des séquelles contemporaines de l’esclavage, de l’apartheid ou du travail forcé.

Et, vous mes petits-enfants, Florence et Nathanael aux yeux pers, Ayo, notre petit Yoruba blond, vous vous poserez la même question. Votre Afrique est restée pour le monde ce que les minorités afro-américaines sont restées pour les Amériques : l’envers et la négation du progrès des autres. « Serez-vous assez Noirs ? ». C’est à dire assez rebelles, assez révoltés, assez fiers, assez confiants. N’y aura-t-il pour toujours que nos musiques, nos âmes et nos arts comme uniques métaphores de nos grandeurs et de nos libertés ?

Et moi, le « Sang-mêlé », né incolore, puis-je jouer tout seul mon destin; puis-je survivre seul et sans couleur quand tant de femmes, d’hommes et d’enfants sont prédestinés à l’inégalité et à la souffrance des destins volés ?

Longtemps j’ai cru qu’être noir ou blanc n’avait aucune réalité intime, que seules comptaient les barrières de classe, que les mérites républicains fabriquaient des vies réussies. Je me suis ému en son temps de la création d’une association représentative des Noirs de France. Comme si nous devions nous définir par le seul regard des autres, qu’il soit de sympathie, de désir ou de haine, et comme si nous devions nous accepter comme une minorité parce que nous étions « visibles ». Quel sens peut prendre une identité incarcérée dans la prison d’une couleur de peau ?
Cette identité carcérale est tout spécialement insupportable aux métis qui font en permanence l’expérience déconcertante du racisme minoritaire mais universel. Banquier en France, j’ai bien réussi pour un Noir; Premier ministre en Afrique, j’ai bien réussi pour un Blanc.

Aujourd’hui je crois que je comprends.

Les jeunes générations manifestent pour dire l’invisibilité des couleurs et l’universalité des valeurs. Il n’y a, dans une vie réussie, que ce qu’on fait pour effacer des haines avec du Droit et des libertés. Que les polices soient noires ou blanches, exactement comme leurs victimes, il n’y a qu’un choix qui compte : celui de s’engager pour ceux qui n’ont pas le choix de leur destin.

Valeurs contre couleurs, grandeur de l’invisible et misère du visible, marches de fierté et droit de s’indigner. Merci George, j’ai compris. »

Lionel Zinsou
Président de SouthBridge
President de Terra nova

Les dérives autoritaires de la gouvernance Talon| Analyse de Ganiou Soglo

L’ex-ministre des Sports et de la culture du Bénin sous l’air de l’ex-président Yayi Boni dresse un tableau sombre de la gouvernance du régime du nouveau départ. En effet, c’est par un poste sur sa page Facebook que l’ex-ministre et fils de l’ex-Président Nicéphore Soglo a pris ses marques ce lundi. Comme à son habitude depuis l’avènement du régime du nouveau départ, un régime dont il était proche. Il fait donc une critique rationnelle de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement sans passer sous silence les dérives autoritaires de la gouvernance Talon.

Il faut que je vous dise…

En science politique on définit un régime autoritaire à la main mise qu’a un pouvoir sur toutes les autres institutions de la république : l’exécutif, le législatif et le judiciaire. L’opposition est repoussée au rang de faire-valoir. Il peut y avoir des élections mais celles-ci ne sont qu’à l’avantage du régime en place. Si formellement les élections sont libres et encadrées légalement, le pouvoir n’hésite pas à intervenir pour mettre de côté voire éliminer des opposants par des moyens peu démocratiques. D’un point de vue légal, on peut constater la présence de mécanismes empêchant les opposants de se présenter tels que la nécessité de recueillir des voix de parrainage de la part des députés et élus municipaux. Lesquels sont généralement fidèles au pouvoir en place.
En outre, d’autres moyens bien moins légaux sont appliqués, bourrage d’urnes, intimidations, pressions, corruption, diffamation ou encore privation de l’accès à certains médias. Ce sont des pratiques courantes pour dissuader l’opposition. Il en résulte d’une part une absence de renouvellement des élites et du personnel politique. Et d’autre part, la population devient blasée.
Il importe de noter que le quatrième pouvoir à savoir les médias est aux mains de l’État. Les autres médias d’opposition sont ostracisés.

On croirait à une description de la République du Bénin sous le président Talon.

Depuis le 17 mai dernier et la parodie d’élection organisée par le régime de la rupture, l’opinion publique nationale et internationale assiste médusées au plus grand capharnaüm politique jamais organisé dans une république bananière.
Définitivement notre pays vient de basculer de l’autre côté de la barrière. Le régime politique du Président Patrice Talon est un régime autocratique. Aujourd’hui et pour ceux qui en doutaient c’est factuel. Ce n’est pas de l’aigreur d’opposant ou un désir caché d’aller à la rivière.

Au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle..

Après les épisodes d’emprunts multiples, la gestion chaotique du COVID-19, le Bénin entre dans un autre mélodrame politique avec les lois Talon.
Petite rétrospective, le Bénin organise des élections libres et démocratiques depuis 1990 avec le référendum constituant, portant sur le projet de constitution en République du Bénin, puis avec une pléthore d’élections dont les présidentielles de 1996, 2001, 2006, 2011, 2016 et dans un second temps 7 élections législatives (à partir de 1991) puis enfin à la faveur de la loi de 1999 sur la décentralisation, les premières élections municipales de 2002, 2008 et 2015. Au delà de cette considération, 3 élections majeures ont été organisées depuis la loi 2013-06 portant code électoral en République du Bénin sans anicroche.

Oui, il n’y a que l’œuvre de Dieu qui est parfaite.

Oui toute œuvre est perfectible.

Oui, il est normal et compréhensible que l’on veuille faire évoluer une loi

Oui, notre pays a besoin de réformes

Mais ces amendements ou réformes doivent être inclusives et pour le bien-être du peuple. Sinon on assiste au pitoyable spectacle qui a fait sourire le monde entier.
L’immiscion des 10% pour une élection de proximité relève de l’incongruité de nos dirigeants et de leur seule volonté d’exclure la majorité silencieuse de la gestion de la chose publique.

Symbole d’un régime autoritaire voire autocratique, le président Talon nous soumet à une verticalité du pouvoir pour mieux en avoir le contrôle pour ses seules affaires. Progressivement, notre démocratie subit une transformation symbolisée par un durcissement de l’attitude des thuriféraires face au peuple.

Pour ma part…

L’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) nous présente un cliché inquiétant des conséquences de la pandémie du Covid-19 sur les économies des pays de sa zone. Cette inquiétude est corroborée par des analyses de la Banque Mondiale et du FMI qui stipulent que notre croissance sera négative des suites des effets négatifs de la crise sanitaire qui secouent le monde depuis près de 3 mois.

Les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et des services connaissent une perte sèche de leur chiffre d’affaire estimée à plus de 65% et 80% pour les détaillants dans le secteur du commerce. Sachant que dans ces pays qui dit détaillants parle du secteur informel.

Dans le secteur de l’agriculture, d’énormes perturbations sont enregistrées de part et d’autre. Plus précisément dans le stockage et la distribution. Dans le secteur du coton par exemple les exportations ont chuté de 6,8%, la noix de cajou souffre du confinement asiatique.
Cet état de chose entraine d’énormes invendus qui dorment dans les entrepôts avec comme conséquence pour un pays comme le nôtre :
– Baisse des recettes douanières
– Perte d’approvisionnement
– Perte de revenu
– Non respect des échéances
– Endettement massif

Le coronavirus a fait près de 250 000 morts dans le monde. L’Afrique à priori a été épargnée par le lot morbide qu’a connu les autres continents même si nous devons rester mesurés car nous ne connaissons pas encore une baisse du nombre de cas de malades pour tirer des conclusions.

Je propose que le Président de la République dans une allocution solennelle nous fasse un bilan exhaustif de la gestion de cette pandémie, qu’il en tire les conséquences et qu’il remette le pays au travail. Il n’est pas encore tard pour bien faire.
Un véritable dialogue doit être envisagé, nos morts dont les corps sont encore à la morgue doivent trouver le repos. Justice doit être faite pour le Jeune DJAHO. Un Bénin prospère ne peut se réaliser sans ses fils en exil.

Dans cette dynamique, l’Etat doit considérer cette année comme blanche. Il faut dont limiter les dégâts en gérant tant bien que mal les affaires courantes, mais surtout proposer un plan stratégique dans le domaine de l’agriculture, la santé et l’éducation avec des orientations qui devront prendre en compte les impacts négatifs de la pandémie.
Par exemple dans l’agriculture, nous devons envisager augmenter les tonnages de la production vivrière au détriment des produits d’exportation, dans la santé il urge de proposer une politique dans ce secteur avec une autre approche de la médecine, j’en avais déjà parlé ; avec une année en demi teinte nos responsables de l’éducation doivent penser comment envisager la remise à niveau des apprenants pour que cela ne soit pas handicapant à terme.

C’est ce que je pense, et vous ? Qu’en pensez-vous ? “

Créer la meilleure experience à l’aéroport de Cotonou | En pleine Rénovation par le Gouvernement Talon

A quelque chose malheur est bon, pourrait-on dire. Alors que le secteur du transport aérien est très affecté par la pandémie de Covid-19 et que les aéroports sont au plus bas de leur de trafic, le gouvernement béninois en profite pour remettre l’aéroport de Cotonou aux normes internationales. La rénovation de la piste, la rénovation et l’extension du parking, les réaménagements et extensions au sein de l’aérogare sont les trois chantiers ouverts dans ce cadre. Les travaux ont d’ailleurs beaucoup évolué sur ces trois secteurs.

Depuis quelques semaines, de nombreux travaux ont été engagés pour moderniser l’aéroport de Cotonou. C’est d’abord la piste d’atterrissage et de décollage qui bénéficie d’un lifting total afin de répondre aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale. “La partie importante de ces travaux, c’est le renforcement structurel des trente mètres centraux de la piste”, explique Sanda Essoniwa, chef de mission de contrôle sur le chantier. Pour ce faire, les travaux vont consister à identifier les couches bitumineuses défectueuses afin de les renforcer et les remettre aux standards internationaux.

Le parking de l’aéroport aussi bénéficie d’un réaménagement pour optimiser sa capacité. Alors que les parkings arrivé et départ étaient séparés, les deux vont être désormais fusionnés. A terme, c’est un parking unique d’une capacité d’accueil de 700 places de véhicules et de 400 pour les motos. Un espace dédié aux déposes-minute est également prévu à en croire les explications de Gwalbert Koudogbo, chef de mission de l’entreprise en charge de ces travaux.

Source – Ortb

Nouveaux espaces pour se restaurer, travailler et se ressourcer avant votre vol.

La réhabilitation de l’aéroport inclut également l’agrandissement du hall arrivée par une extension. Il matérialise toujours la volonté du gouvernement d’inscrire l’aéroport de Cotonou dans des standards élevés. “Ce sont des travaux qui ont été prévus par le gouvernement pour mettre l’aéroport de Cadjèhoun aux normes”, a expliqué André Amoussou, responsable du projet d’extension du hall. A la fin des travaux, il existera une partie du hall consacrée aux vols internationaux et un autre aux vols locaux. Un espace restauration et des boutiques de produits détaxés sont également prévues.

Pour le directeur général de l’aéroport de Cotonou, les travaux en cours sont inédits. Selon Hervé Bretton, c’est un nouvel aéroport que les usagers vont retrouver à la fin des travaux. “L’usager va s’attendre à un aéroport complètement transformé à savoir donc une approche du terminal avec un nouveau parking, avec un nouveau réseau routier, avec notamment la mise en place d’une dépose-minute donc il y a un accès plus facile au parking et beaucoup plus efficace”, a-t-il expliqué.

La modernisation de l’aéroport aussi concerne le traitement des passagers. L’automatisation de nombreuses tâches et formalités grâce au renforcement du système d’information permettra aux passagers d’accéder l’avion en un minimum de temps. A terme, c’est une véritable métamorphose qui sera opérée au niveau de l’aéroport de Cotonou à la fin des travaux.

“J’espère qu’il nous regarde de là-haut”: Trump estime que l’annonce des bons résultats économiques est un “grand jour” pour George Floyd

Le président américain a rapproché de manière étonnante les bons chiffres de l’emploi et la mort de George Floyd, drame qui secoue le pays depuis plus de dix jours.

Lors d’une allocution à la Maison Blanche ce vendredi sur les bons résultats de l’emploi malgré la pandémie, Donald Trump a salué la mémoire de George Floyd, asphyxié par un policier blanc lors de son interpellation à Minneapolis, estimant que c’était “un grand jour pour lui”.

“J’espère que George nous regarde de là-haut maintenant et qu’il se dit qu’il se passe quelque chose de bien pour notre pays. C’est un grand jour pour lui, un grand jour pour tout le monde! C’est un grand jour pour ce qui concerne l’égalité”, s’est félicité le président américain.

“Le plus grand retour dans l’histoire américaine”

Déjouant les pronostics, le chômage a reculé aux Etats-Unis en mai, offrant une bouffée d’oxygène à Donald Trump, à quelques mois des élections présidentielles. Il s’est auto-congratulé de cette baisse surprise, saluant ce qui est “probablement”, selon lui, “le plus grand retour dans l’histoire américaine”.

Le pays est pourtant loin d’être dans une phase d’apaisement. Depuis la mort de George Floyd le 25 mai, et les manifestations qui ont suivi notamment marquées par des pillages et des émeutes, Donald Trump privilégie la réponse martiale. Il s’est présenté comme le président de “l’ordre public” et a menacé d’envoyer l’armée dans les rues pour mater les débordements. Depuis, la polémique ne cesse de monter face à la violente répression policière de ces rassemblements.

Washington DC peint une immense fresque “ Black Lives Matter ” sur la rue menant à la Maison Blanche

Fervent soutien des manifestants qui militent contre les violences policières, la maire de la capitale américaine a sollicité un collectif d’artistes urbains pour inscrire ce slogan en format XXL sur la chaussée.

Dix jours après la mort de George Floyd, la mobilisation contre les violences policières se poursuit aux Etats-Unis, et notamment à Washington où des milliers de manifestants se sont rassemblés tous les jours de la semaine aux abords de la Maison Blanche.

Alors que Donald Trump a durci le ton en déployant les forces fédérales et militaires dans les rues de la capitale américaine, et en élargissant le périmètre de sécurité habituel du bureau présidentiel, Muriel Bowser, la maire démocrate de Washington, a décidé de riposter de manière symbolique et pacifiste.

A la demande de la municipalité, un collectif d’artistes urbains a peint ce vendredi matin sur l’une des artères menant à la Maison Blanche le slogan “Black Lives Matter” en lettres capitales, dénonçant les brutalités policières à l’encontre de la minorité noire.

La 16e rue rebaptisée “Black Lives Matter Plaza”

Cette initiative a pour but de “reprendre les rues, mais c’est aussi un peu une opération de communication”, a commenté à l’AFP Rose Jaffe, l’une des artistes du collectif Mural DC.

“Il faudra continuer quand la peinture aura disparu”, a-t-elle ajouté, demandant notamment que “la police rende des comptes”.

La maire démocrate de Washington D.C. a par ailleurs décidé de renommer la 16e rue “Black Lives Matter Plaza”. C’est sur cette avenue que se trouve l’église Saint John, cible des manifestants et devant laquelle Donald Trump s’est fait photographier, une Bible à la main, lundi 1er juin.

ACTUALITÉS NATIONALES | 7 JOURS AU BENIN

Depuis le 17 Mai 2020, date à laquelle le Bénin à organisé les élections municipales et communales où sont sortis gagants les partis UP, BR et FCBE respectivement ayant obtenu les 10% des suffrages sur le plan national. Rappelons que cinq partis politiques ont participé à cette élection. Il s’agit d’UP, BR, PRD, UDBN et FCBE. Après la proclamation des résultats par la CENA, place à l’installation de nouvelles équipes dirigeantes des différentes communes. Rappelons aussi le Bénin compte 77 communes. Suite à l’installation des conseillers dans certaines communes, notons que nous assistons à un blocage par divers endroits. Face à ce blocage, le Mardi 02 Juin les députés ont étudié en procédure d’urgence la modification du nouveau code électoral. Des clarifications ont été apportées par les députés, ainsi donc le parti ayant obtenu la majorité gouverne la commune. Cette modification vient renforcer le poids des partis politiques. L’installation des nouveaux conseillers se poursuivront après la promulgation de la nouvelle loi par le président de la république. Mais pourquoi ce changement des règles en cours du jeu ? Ce que le chef de l’Etat a tenu à expliquer en rencontrant hier au palais les acteurs politiques pour une séance explicative de la nouvelle loi. Les partis politiques reconnus par l’État.

SUR LE PLAN MUSICAL

Notons que certains artistes du pays ont fait parler d’eux en s’associant pour sensibiliser la population contre le danger de la maladie à coronavirus (COVID-19).

Enfin, intéressons nous à ce nouveau talent de la musique béninoise qui a lancé son premier album le 27 Mai du côté de la Finlande. Il s’agit de Frankosun And The Family. Nouvelle musique, nouvelle identité appelée Afrobeat. Un rythme créé par le feu légendaire nigérian FÊLA KUTI. Vivement recommandable et à découvrir. Un album riche en culture.

A la prochaine pour de nouvelles actualités nationales. Nous vous remercions.

Geraud Christel HOUNYEME , Chroniqueur, Communicateur

A T T E N T I O N C O V I D -19

Face à l’épidémie de #coronavirus, chacun d’entre nous peut agir contre la diffusion du COVID-19. Pour cela, adoptons les gestes barrières et respectons les consignes pour le bien de tous

  • Se laver très régulièrement les mains
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir

  • Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter
  • Saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades
  • Éviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts